Mouiller, ça paraît simple : on jette l'ancre et on attend. En réalité, un mouillage qui tient dépend de trois éléments bien dimensionnés et bien utilisés : l'ancre, la ligne, et la longueur que l'on file. Erreur sur l'un des trois, et c'est le dérapage en pleine nuit.
Choisir son ancre
Il n'existe pas d'ancre universelle : le bon choix dépend de la nature des fonds que vous fréquentez.
- Ancres à bascule (type soc de charrue) : polyvalentes, excellentes dans le sable et la vase.
- Ancres plates : très bon pouvoir de tenue dans le sable, plus délicates dans les herbiers.
- Grappins : réservés aux fonds rocheux et aux petites embarcations.
La ligne de mouillage
Deux grandes configurations existent. La chaîne intégrale, lourde, qui amortit naturellement par son poids et résiste à l'abrasion sur les fonds — idéale au guindeau. Le mixte chaîne + cordage, plus léger et économique, avec une longueur de chaîne en tête d'ancre pour le poids et l'abrasion, puis du cordage nylon qui apporte de l'élasticité.
La règle d'or : la longueur filée
C'est le point le plus négligé. Pour bien tenir, l'ancre doit travailler à plat sur le fond, pas en tirant vers le haut. On file donc une longueur de mouillage proportionnelle à la profondeur.
En règle générale : 3 fois la profondeur en chaîne intégrale, 5 fois en mouillage mixte par beau temps. Et davantage si le vent forcit ou si la météo se dégrade.
Les accessoires qui font la différence
- Un guindeau pour relever sans effort sur les unités lourdes.
- Une manille de qualité, freinée, entre ancre et chaîne.
- Un bout d'amortissement (snubber) pour soulager le guindeau et amortir les à-coups.
- Un marquage de la longueur de chaîne pour savoir combien on file.
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